vendredi, janvier 20, 2017

Tu n’avais pas vu mes yeux bleus
Tu ne les avais pas remarqués
Dans l’obscurité
Je suis passée inaperçue
Telle une ombre sur le mur
Qui rétrécit quand tu surgis
Qui danse et qui s’efface
Toi tu prends toute la place
Et dans ton œil grand ouvert
J'ai vu la vie rêvée
La vie que je n’aurai jamais
Une vie belle et simple et douce
Au creux de tes bras
Alors j’ai posé sur ta joue un baiser
Avant de parler du temps qu’il fait
Et des hommes que j’ai aimés
Avant de faire semblant
Que tu n’es pas de ceux-là


dimanche, janvier 15, 2017

J’ai si mal que je voudrais
Que mon cœur soit élastique
Que tu ne laisses aucune empreinte en moi
Que tu m’aies juste effleurée du bout du doigt
J’aurais à peine senti ta présence
Comme une piqûre vite oubliée
Comme une piqûre qui disparaît
En un jour ou deux
J’ai si mal que je ne peux plus aimer
Pas maintenant
Pas tout de suite
Peut-être plus jamais
J’ai si mal que je voudrais
Pouvoir te regarder
Pouvoir être à tes côtés
L’espace d’un instant
Le temps de verser le café dans la tasse
De monter les marches de l’escalier
D’attendre la sonnerie du micro-ondes
J’ai si mal que je voudrais
Oublier ta voix
Cette voix douce qui me transperce
A chaque fois
Je voudrais que le temps passe plus vite
Ou alors plus lentement
Je ne supporte plus le présent
Sans toi

vendredi, janvier 13, 2017

Quand ton corps s’est blotti contre le mien
J’ai tout oublié
La peinture écaillée
Les meubles dépareillés
L’heure qui tournait
J’étais trop bouleversée
Mon amour
Et la douceur infinie de cet instant a tatoué mon cœur
Qui t’appartient

jeudi, janvier 12, 2017

A l’infini

Avant ta voix au téléphone
Le temps n’avait ni forme ni couleur
Il m’enveloppait d’un sommeil silencieux

Au début j’ai vu l’océan
Le bleu hivernal et sa pointe de vert
Insurmontables

A quoi bon me dis-tu à quoi bon
Longer les quais sans jamais se rencontrer
Inavouable chagrin inaccessible Shangri-la

Attrape-cœurs attrapé
La vie sans toi doit commencer
Invivable

mardi, janvier 10, 2017

Lettre morte

A toi qui ne liras jamais ces lignes
Toi qui ne verras jamais mes yeux humides
Toi qui ne sauras jamais combien je t’aime
Toi le déserteur
Toi le dormeur du val
Ton sourire hante mes nuits et mes souvenirs
Tu embrasses ma joue
Ta main glisse sur ma hanche
Ta bouche me cherche dans la pénombre
Et je sombre
Mais tout s’efface et tu disparais
Dans le grenier de mon cœur

vendredi, janvier 06, 2017

Empreinte

Quand je pose la main sur mon cœur
Je sens l’empreinte que tu as laissée
Je lis en braille tout ce que ça m’a fait
De te connaître de t’aimer
De partager en secret
La douceur de s’apprivoiser
Je me rappelle l’évidence de notre premier baiser
Ton sourire triste et mon impatience
Tu savais déjà la douleur et le désespoir
Tu savais déjà les nuits sans sommeil et les jours sans soleil
Tu savais ma joue humide
Tu savais ma main tremblante
Tu savais tout ce qu’on peut savoir quand on aime absolument
Tu ne me l’as pas dit

mercredi, janvier 04, 2017

« Je vais partir ou sinon embrasse-moi. » Alors j’ai glissé ma main sur ton épaule et j’ai embrassé ton cou. Puis j’ai pris ta tête entre mes mains et j’ai embrassé ta bouche. J’ai essayé de garder ton goût dans ma bouche et ton odeur sur moi, mais je n’ai pas réussi. Quand tu es parti, ton parfum est resté en suspens l’espace d’un instant, puis tout s’est mélangé. Je me suis sentie perdue. Je dois retrouver ma vie d’avant ton odeur alors qu’elle a pris sens au moment où on s’est embrassés.