vendredi, janvier 24, 2020

J'aurais tant aimé

Me glisser dans les interstices de ton cœur
Subrepticement
Goûter l’amertume de tes lèvres
Me reposer au creux de tes bras
Danser
Entendre ton souffle court
Et ces mots que tu dis tout bas
Tu ne vas pas mourir

lundi, janvier 20, 2020

Nevermind

Je me couche sur le sol
Je regarde le ciel étoilé
Sans toi
La nuit s'étend à perte de vue
Les nuages ont disparu
La ville s'étend à perte de vue
J'aurais aimé te sentir contre mon coeur
J'aurais aimé que l'espace tout autour soit empli de ta présence
J'aurais aimé qu'il fasse froid
Sans toi
Mais la chaleur de l'Arizona m'enivre
Et je plonge dans la piscine
Et je songe à Halloween
Ma robe noire de veuve
Mes gants et mon chapeau
Tu étais là pourtant
Tu portais la mort sur la peau
L'insouciance des oripeaux
Je t'aimais d'un amour sans fard
Mais ton coeur voyageur est parti

mardi, janvier 14, 2020

I do not love you except because I love you

J'ai glissé vers la folie
Parce que tu n'es pas là
Parce que tu n'as pas écouté
Ma voix
Je me suis perdue dans le désert
Ou était-ce dans un bois
Ton visage a disparu depuis longtemps
Et le jour ressemble à la nuit
Et l'amour ressemble à l'ennui
Je ne veux plus que le soleil éclaire la fenêtre de notre chambre

samedi, décembre 28, 2019

L'attente

Je ne peux plus t’attendre
Je ne peux plus laisser les soleils se lever à l’infini
Dans l’espoir de ton retour
Dans l’espoir de ton amour
Chaque jour qui passe efface
Nos traces de pas dans le sable
Je dessine ta présence du bout des doigts
Mais j’oublie les contours de ton âme
Je sens ta main sur ma nuque
Pour la première fois
Tatouage invisible
Délicieux cadenas
Tu es toujours là

mercredi, décembre 25, 2019

Avec elle

Tu déroules le fil de ta vie
Votre rencontre en plein soleil
Lumineuse magnétique
Tourbillonnante
Après les premières pluies elle est toujours là
Elle ne s’en ira pas
Du moins pas maintenant pas comme ça
Elle reste plantée devant toi
Ce mystère empoisonné qui t’étouffe
Cette part d’ombre
Qui couvre ton cœur à demi
Ne l’effraient pas

dimanche, décembre 22, 2019

L'heure absolue

Quand je suis avec toi, l'horloge affiche l'heure absolue, la seule qui compte, celle qui s'étend à l'infini. Mon cerveau, perdu dans cette forêt vierge indomptable, prend le rythme de mon coeur, et survit à l'instinct. Hâppée par la beauté de ta nature, je me laisse guider, les yeux bandés. Les sentiers inconnus me sont doux et excitants. Tu me mènes à la source mais, au moment de m'y plonger, je m'effondre. Ai-je le droit d'y goûter? Quel sera le prix à payer? Est-ce vraiment moi que ton coeur a choisie?

L'insomnie

Quand tu
Alors je
Et mon coeur cogne contre ma tempe
Ma chair de poule sous tes doigts
Ma langue dans ta bouche
Tes yeux
Je ne les regarde pas
De peur d'y voir la profondeur
De ta douceur
De peur d'y voir toutes nos douleurs
Unies sublimées réparées
De peur d'y voir l'intemporel l'absolu
Ce puits sans fond qui nous appelle
Nous sommes assis au bord de l'éternité

dimanche, avril 15, 2018

J'ai posé les yeux sur toi
Et mon coeur qui tous les jours rêve d'ailleurs
Tous les jours s'enfuit loin d'ici
Mon coeur s'est arrêté
De voyager

L'hiver

J'étais seule
Devant la machine à café
Et quand le percolateur s'est arrêté
J'ai compris
J'ai compris tes silences et mes insomnies
J'ai compris tes absences et ma nostalgie
J'ai posé le café froid
Sur la table
J'ai regardé par la fenêtre
L'hiver s'étendait à perte de vue

lundi, janvier 01, 2018

Le passant

Tu t’es levé tu es parti
Et je suis restée
Assise à cette table
La table où l’on avait mangé le gâteau au citron
Et parlé de films et de livres et de souvenirs
Et peut-être aussi de l’avenir
Je n’ai pas bougé
Du moins pas tout de suite
J’ai attendu que tu reviennes
J’ai attendu que tu comprennes
Toi le passant qui as traversé ma vie
Et j’ai couru dans le soir
J’ai crié ton nom dans le noir
J’ai allumé la lumière je me suis redressée
Dans ce lit grand et froid
Dans ce lit où je ne te cherche pas

dimanche, octobre 01, 2017

Le jour J

Quand le temps est venu de se séparer
Mais que nos cœurs ne savent plus où aller
Habitués qu’ils étaient
A toujours se côtoyer

Rose Street

Je m’accroche au souvenir de nous
Il y a dix ans
Qui ne tient qu’à un fil
You look cute
I care about you
Et toutes ces choses qu’on dit
Quand on sent un cœur se dessiner sur le foie
Mais je t’ai poussé dans d’autres bras
She’s better looking
She’s smarter
Et moi j’étais là
De l’autre côté de la vitre
Je vous voyais rire dans le coffee shop
Sur Rose Street

vendredi, janvier 20, 2017

Tu n’avais pas vu mes yeux bleus
Tu ne les avais pas remarqués
Dans l’obscurité
Je suis passée inaperçue
Telle une ombre sur le mur
Qui rétrécit quand tu surgis
Qui danse et qui s’efface
Toi tu prends toute la place
Et dans ton œil grand ouvert
J'ai vu la vie rêvée
La vie que je n’aurai jamais
Une vie belle et simple et douce
Au creux de tes bras
Alors j’ai posé sur ta joue un baiser
Avant de parler du temps qu’il fait
Et des hommes que j’ai aimés
Avant de faire semblant
Que tu n’es pas de ceux-là


dimanche, janvier 15, 2017

J’ai si mal que je voudrais
Que mon cœur soit élastique
Que tu ne laisses aucune empreinte en moi
Que tu m’aies juste effleurée du bout du doigt
J’aurais à peine senti ta présence
Comme une piqûre vite oubliée
Comme une piqûre qui disparaît
En un jour ou deux
J’ai si mal que je ne peux plus aimer
Pas maintenant
Pas tout de suite
Peut-être plus jamais
J’ai si mal que je voudrais
Pouvoir te regarder
Pouvoir être à tes côtés
L’espace d’un instant
Le temps de verser le café dans la tasse
De monter les marches de l’escalier
D’attendre la sonnerie du micro-ondes
J’ai si mal que je voudrais
Oublier ta voix
Cette voix douce qui me transperce
A chaque fois
Je voudrais que le temps passe plus vite
Ou alors plus lentement
Je ne supporte plus le présent
Sans toi

mardi, janvier 10, 2017

Lettre morte

A toi qui ne liras jamais ces lignes
Toi qui ne verras jamais mes yeux humides
Toi qui ne sauras jamais combien je t’aime
Toi le déserteur
Toi le dormeur du val
Ton sourire hante mes nuits et mes souvenirs
Tu embrasses ma joue
Ta main glisse sur ma hanche
Ta bouche me cherche dans la pénombre
Et je sombre
Mais tout s’efface et tu disparais
Dans le grenier de mon cœur

vendredi, janvier 06, 2017

Empreinte

Quand je pose la main sur mon cœur
Je sens l’empreinte que tu as laissée
Je lis en braille tout ce que ça m’a fait
De te connaître de t’aimer
De partager en secret
La douceur de s’apprivoiser
Je me rappelle l’évidence de notre premier baiser
Ton sourire triste et mon impatience
Tu savais déjà la douleur et le désespoir
Tu savais déjà les nuits sans sommeil et les jours sans soleil
Tu savais ma joue humide
Tu savais ma main tremblante
Tu savais tout ce qu’on peut savoir quand on aime absolument
Tu ne me l’as pas dit

lundi, janvier 02, 2017

La fin

Je me suis blottie dans tes bras
Enveloppée par ton silence
Dévastateur
Assourdissant
J’ai senti les battements de ton cœur se ralentir
Alors je me suis préparée
A mourir avec toi
Dans cette chambre aux murs nus
Emplie d’histoires et de souvenirs sans importance
Ta main n’a pas quitté la mienne
Cet après-midi-là
Ta main ne quittera jamais la mienne


jeudi, décembre 29, 2016

Négatif

Ne pas te parler ce soir
Ne pas penser à ton visage ni à tes mains
Que j’ai envie de caresser pourtant
Ne pas imaginer
Ce que tu fais ni les endroits où tu vas
Sans moi
Ne pas pleurer
Ne pas boire jusqu’à oublier qui je suis
Jusqu’à ce moment où ta présence s’éloigne enfin
Noyée dans la moiteur du présent
Ne pas garder les yeux ouverts dans mon lit
Ne pas visualiser tout ce qui aurait pu être
Ton corps à côté du mien
La tasse de café dans l’évier
L’ampoule à changer
Le linge à laver
Les factures à payer
Le bonheur banal
Ne pas te dire que je voulais tout ça et plus encore
Ne pas te dire que je voulais prendre le plus grand risque
Ne pas y penser

dimanche, octobre 23, 2016

Si seulement

Ta silhouette derrière la vitre
Et déjà ton odeur
Tu n’as pas encore passé la porte
Et déjà ta bouche
Quand j’ai droit à ta présence
Quand ton regard se pose sur moi
Quand tes mains effleurent
Mon cœur qui s’arrête
Des minutes entières
Suspendue à ces lèvres que je n’ai pas goûtées
J’attends le moment où tu te penches
J’attends ces secondes où tu déposes
Sur ma joue un baiser
Il semble que si mon cœur frémit
De milliers de battements
Qui me maintiennent en vie
C’est pour cet instant infime
Où mon visage inconsolable
S’approche du tien

mardi, février 05, 2013

Knock knock

Knock knock
I know who’s there
Sa bouche dans l’obscurité délicieuse
Et sa main dans mon cou
Alors il
Longuement
Et je
Impatiemment
Puis nous
A Montpellier
A Paris
A Doha
Dans toutes les villes à la fois
Et à toutes les époques
Conquérons la nuit
Jusqu’aux premières lueurs
Jusqu’à mes cuisses frissonnantes
Jusqu’à son dos ruisselant
Jusqu’au silence